[2] – Musée Hébert

Musee_Hebert

Musée Hébert
Chemin Hébert
38700 La TRONCHE
04 76 42 97 35
www.musee-hebert.fr
Tram B arrêt « la Tronche Hôpital »+ bus n°31
Plan d’accès

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Louis Pons, braconnier de l’art
Du 15 juin au 20 octobre 2013
De l’autre côté, salles d’exposition temporaire du musée Hébert.
Parfois qualifié de surréaliste ou d’Art Brut, l’œuvre de Louis Pons étonne ou déroute le visiteur sans jamais le laisser indifférent. Ses reliefs sont constitués de matériaux divers, d’objets de récupération, de rebuts et de déchets. Artiste singulier, il se révèle ici en poète-ethnologue d’un monde peuplé de figures étranges. Parfois surprenantes et dérangeantes, souvent insolites, ses œuvres sont aussi pleines d’ingéniosité et d’ironie, d’humour. Constatant que : « la décharge publique est un musée qui a raté son coup » il y puise les éléments de ses assemblages : petits cadavres d’animaux, ferrailles, racines et autres débris, etc. Fasciné par la métamorphose possible de ceux-ci, il objecte qu’ils ont droit eux aussi, à une seconde chance de vie, comme lui-même a eu une seconde vie d’artiste. Il se plait à souligner l’absurdité de la condition humaine et relève le burlesque qui se trouve au cœur de notre quotidien, rien n’échappant à son regard acéré mais non dépourvu de tendresse.

« Envert », photographies d’Aurore de Sousa
Cabinet des dessins
10 octobre – 30 décembre 2013
« Le monde n’a été pour toi qu’un clair miroir où se reflétait ton rêve », écrit Henri Roujon.
Ces mots gravés sur une stèle du parc consacrée à Ernest Hébert, ont attiré mon attention. Dans ce lieu, j’ai éprouvé le désir d’explorer l’émotion de la couleur, une fois de plus. « Envert » se présente comme une suite d’images reliées les unes aux autres par l’éblouissement de la couleur verte. Interroger le temps, l’espace, la lumière, en termes de variations, ici, dans ce lieu. Rendre visible l’émerveillement d’une traversée inspirée par l’espace du jardin. Créer un ensemble d’images entrant en résonance avec l’architecture du lieu. Décliner un mur végétal dans l’espace comme une palette infinie de verts. Percevoir les surfaces colorées comme une suite de notes musicales. Construire un autoportrait en diptyque : une femme traverse le jardin à la tombée du jour, dans une aura bleue, allégorie d’un autre temps, d’une autre réalité.

Le jardin est pour moi un lieu stimulant : rêver et faire rêver, variations, couleurs, lumières, rythmes, architectures, transparences, portes, passages, espaces, conduisent mon regard dans la traversée du jardin. C’est dans les interstices, les déplacements, les variations d’un réel à un autre, d’un jardin à un autre, que s’installent les écarts. Je suis la première spectatrice de mes photographies. Il n’y a pas d’art sans transformation.

LouisPons10 UnBeauDepart_SNOP

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Ouvert samedi et dimanche de 10h à 18h