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OUI
Centre d’Art Contemporain
56-58 Bd de l’Esplanade,
38000 Grenoble
04 57 39 84 92
infos@aoui.org

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Ouvert samedi et dimanche de 14h à 19h
Présence de l’artiste
RIDIN’
Raphaël Charpentié

Après trois jours de festival Dick head man Records, OUI accueille Raphaël Charpentié pour une exposition personnelle intitulée RIDIN’.
La pratique de Raphaël Charpentié est polymorphe, travaille l’absurde et l’idiotie, et manie l’humour et la poésie à tous les degrés. Pour RIDIN’, l’artiste propose une sélection de pièces récentes, la plupart réalisées à l’occasion de cette exposition, et produites, pour certaines, avec Kamel Makhloufi en collaboration avec le FabLab de Grenoble.
Ici, l’exposition est pensée comme un agencement de pièces toutes autonomes, sans lien les unes avec les autres, et rend compte de l’étendue d’une pratique. La pièce centrale, Ridin’ (2012), qui donne son titre à l’exposition, consiste en un lit, avec ses draps et oreillers, surélevé par un caisson sculpté et laqué de noir. De ce caisson se diffusent musique et lumière. L’expérience offerte est alors celle d’un tuning quelque peu détourné.
Autour  de  cette  installation  spectaculaire,  des  pièces  plus  minimales  sont  présentées.  Deux Spectrographes (2012) retranscrivent les sons ambiants, la musique de Ridin’ aussi bien que les sons émis par les visiteurs. Sur un socle, Sans titre (Caillou-shit) (2012) est posé. L’objet fait partie d’une collection à venir et témoigne d’une recherche patiente et rarement couronnée de succès : celle de cailloux ou morceaux de bois qui ressemblent à s’y méprendre à de la résine de cannabis.

L’artiste montre une série de photographies grand format, Sans titre (2012). L’érotisme, à première vue abstrait, se révèle rapidement sans ambiguïté. Les gros plans sur des corps de femmes vêtus de tissus très serrés ne laissent pas voir de chair, mais ne laissent pas non plus de place à l’imagination. Les images, explicites, flirtent avec la pornographie. Une autre série, de gravures sur carrelage cette fois,  est  présentée.  Baiser  ou  Pouce-à-bouche,  par  exemple,  reprennent  ces  mêmes  codes  d’un
érotisme qui montre plus qu’il ne suggère.

Plusieurs vidéos sont également exposées, dans lesquelles l’artiste apparaît. Ainsi, dans Sans titre, il mord le coup d’une femme en grognant de façon bestiale. Dans Moustiques (2012), il s’amuse à imiter l’insecte. Ses actions, à première vue légères, prennent une dimension rituelle que l’on retrouve souvent dans sa pratique.

Si  les  pièces  de  RIDIN’  sont  toutes  indépendantes  les  unes  des  autres,  le  travail  de  Raphaël Charpentié fait néanmoins la part belle à une poésie, parfois perverse, parfois naïve, ou dérision et solennité s’entremêlent.

Pascale Riou

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Infos :
http://aoui.org/
Bus n° 3, 33, arrêt « petite esplanade »
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